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Papiers Raclés - 12-30/11/2012 - Besançon

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Créé par l'association Le Club de Gym, Papiers Raclés revient cette année pour sa deuxième édition. Comme l'an dernier, l'évènement est organisé avec de nombreux partenaires locaux : l'association Cinq Sens, Super Señor, le Bastion, l'ISBA, les Passagers du Zinc, la Rodia, ...

Plusieurs lieux sont investis pendant trois semaines pour offrir au public expositions, conférences, projections et concerts.

L'originalité de Papiers Raclés est son centre d'intérêt : les posters rock sérigraphiés. Cette discipline artistique et ses créateurs, habituellement cantonnés au rôle d'accessoires, tiennent cette fois ci le haut de l'affiche.

Ce retournement de situation est amplement mérité : les arts graphiques associés au rock, et leur diffusion sous forme de poster, sont des composantes essentielles de ce mouvement artistique.

Qu'ils soient rock'n'roll, psychédélique, punk, gothique, new wave, nombre de groupe de musique emblématiques ont forgé leur identité avec une imagerie forte.

Il n'est pas rare que le grand public retrouve plus facilement le nom d'un groupe en regardant une pochette ou un poster qu'en écoutant une de leur chansons.

Loin d'être anecdotiques ou accessoires, les arts graphiques dégagent un langage et des références visuelles communes, contribuant, au-delà des groupes, à construire l'identifié des grands mouvements culturels qui ont marqué l'histoire de la musique.

C'est tout cet univers passionnant mais souvent mal connu que nous propose d'explorer Papiers Raclés.

Vous retrouverez sur le site papiersracles.org le programme complet, qui continue jusqu'au 30 novembre.

Pour illustrer cet article, j'ai choisi quatre évènements, représentatifs des différentes facettes de Papiers Raclés.

Mon reportage commence par une visite dans l'atelier de sérigraphie de l'Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon.

J'y retrouve l'artiste Re:Surgo!, qui a débuté depuis trois jours un workshop avec les étudiants de l'ISBA. Toutes les sérigraphiques produites illustrent les concerts donnés à l'occasion de Papiers Raclés, et seront proposées à la vente au public.

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Très enthousiastes, les étudiants apprennent toutes les étapes de la conception et de la fabrication d'une affiche. Re:Surgo!, qui est également connu sous son ancien pseudonyme Bongoût, distille ses conseils techniques, et quelques inspirations farfelues qui ont fait le succès de ses œuvres.

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La prochaine étape nous amène sur les bancs de la fac, à l'UFR SLHS de Besançon. Le film The American Artifact, The rise of american rock poster art, de Merle Becker, est projeté pour la première fois en France. C'est le staff de Papiers Raclés qui a réalisé le sous-titrage en français.

Le documentaire est passionnant. A travers de nombreux reportages et interview, toutes les époques du monde du rock et des posters sont balayées des années 1960 à nos jours.

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D'abord seul support de communication pour les groupes de musiques - en ces temps héroïques pas d'internet - les posters sont rapidement devenus des objets cultes. Le soin apporté à leur réalisation en fait des œuvres d'art à part entière.

Après la grande époque psychédélique, la sérigraphie connu des hauts et des bas.

Aujourd'hui elle retrouve un regain d'intérêt un peu partout dans le monde ; c'est paradoxalement Internet et le site www.gigposters.com qui a contribué à créer une véritable dynamique autour de cette discipline artistique.

Il ne fallait pas manquer la conférence de Didier Maiffredy vendredi à la maison internationale.

Ce passionné est une véritable encyclopédie vivante sur le monde des posters de rock ; il s'est illustré en écrivant l'ouvrage référence Rock Poster Art, et en créant l'association Les arts du rock.

La conférence porte sur le processus de (dé)construction de l'image.

Elle a vivement intéressé les nombreux étudiants qui se destinent à une carrière dans le graphisme. Didier Maiffredy a basé sa présentation sur l'étude de plusieurs posters emblématiques ; même si la conférence était assez pointue elle restait ainsi accessible au grand public.

Je retiendrais deux choses.

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D'abord, que ce n'est pas le fait de comprendre une image qui nous la fait aimer, mais le fait de comprendre densifie l'émotion initiale (…) et cet enrichissement permanent peut nous amener à apprécier d'autres choses qui nous auraient échappées.

Ensuite, que les créateurs de posters ne sont pas que des illustrateurs, mais qu'ils possèdent un univers artistique qui leur est propre.

Les plus charismatiques d'entre eux arrivent même à imposer leur style aux groupes de musiques qui leur commandent un poster.

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Maintenant place aux concerts.

La Rodia, le Club de Gym et Cinq Sens nous proposent un programme détonant avec quatre formations musicales emblématiques.

Le concert commence avec le groupe Ned. Après avoir oscillé entre la noise, le punk, le blues et le bon vieux rock'n'roll, le groupe a trouvé sa voix. Ils viennent de sortir leur dernier album Non merci.

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La soirée prend ensuite une allure déjantée avec le duo Pétula Clarck. Mélange explosif d'autodérision, d'inspirations punk et de musique expérimentale, Pétula Clarck nous transporte dans un chaos communicatif.

The Magnetix arrivent ensuite sur scène. Pour moi c'est un coup de cœur ; si leurs débuts punk garage sont encore très présents, je retrouve dans leur musique quelques inspirations psychédéliques et envoutantes bienvenues. Avec en prime un esprit décalé, comme dans cette chanson écrite pour leur chat qui les attend à la maison.

C'est un DJ qui clôture la soirée, et pas des moindres puisqu'il s'agit de T-Raumschmiere. Son parcours est pour le moins inhabituel ; d'abord influencé par le punk, il commence sa carrière dans la musique en tant que batteur dans le groupe Zorn. Aujourd'hui DJ, il a gardé de ses débuts une touche destroy inimitable que l'on retrouve dans ses sets.

Comme les 3 mousquetaires qui étaient 4, dans ce concert il y avait un cinquième personnage.

C'est DJ Grand Sapin, qui a pu poser ses platines dans le bar de la Rodia pour assurer l'ambiance. Il finira en héros de la soirée porté par la foule, lorsqu'il apporta une cellule de rechange pour dépanner T.Raumschmiere victime d'un incident technique.

Devant partir pour d'autres horizons, Papiers Raclés c'est terminé pour moi.

Avec un atelier de sérigraphie, un documentaire, une conférence et un concert, j'ai pu balayer tout ce qui gravite "autour de l'affiche rock sérigraphiée".

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J'espère vous avoir donné envie d'en découvrir plus...

Papiers Raclés continue jusqu'à la fin du mois, toutes les infos sont ici : papiersracles.org/programme

Ci-dessous quelques photos et vidéos.


Le Bastion
Association / Locaux de répétition
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Cinq Sens
Association
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Grand Sapin
Selecta Punk Rock
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The Magnetix
Big Beat / Electrique
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Ned
Rock
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Les Passagers du Zinc
Lieu / Bar / Café-concert
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Petula Clarck
Punk / Experimental
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La Rodia
Salle de concerts
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T. Rauschiemere
Electro
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